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28 janvier 2002
 
 


Nico OUEDEC : "La Louvière peut prétendre à mieux"


Nico nous livre ses impressions sur son club et sur le championnat belge. Avec un plaisir non dissimulé de rejouer régulièrement.

Nico, cela fait six mois que vous avez quitté la France pour la Louvière. Comment se passe cette première saison en Belgique ?
Mes impressions sont bonnes. Mis à part les résultats un peu difficiles du club, je prend plaisir à évoluer ici. Je retrouve un état d’esprit proche de ce que j’aspire à trouver dans le football. J’ai retrouvé le plaisir d’aller à l’entraînement le matin. Je l’avais beaucoup perdu en étant à Montpellier.

Est-ce qu’il y a eu des facteurs particuliers pour favoriser cette intégration ?
Je n’avais pas trop d’appréhension à ce niveau-là. J’ai eu le temps d’apprécier les qualités et les défauts de chacun et réciproquement. J’arrivais avec un nom entre guillemets. Je ne suis pas quelqu’un de compliqué donc mon intégration s’est faite naturellement.

Quelques semaines après votre arrivée, Daniel Leclercq quitte le club et les Français de la Louvière (NDLR : Ouédec et Rivenet) sont pris pour cible par le président de la Louvière. Comment avez-vous vécu cette période ?
A l’époque, extrêmement mal. Cela faisait un mois et demi que j’arrivais au club et tout de suite je me retrouvais dans la tourmente. Je n’ai toujours pas bien compris les raisons de ce clash de fin septembre. J’ai su par la suite qu’il y avait de gros problèmes entre Daniel Leclercq et le président. Ça a fini par rejaillir sur les résultats du club et sur l’ambiance. Après sa démission, Leclercq aurait dit des choses pas très agréables sur moi et Claude-Arnaud. Le président s’est alors un peu emporté devant les caméras et ça ne m’a pas plu du tout. Il avait un droit de réserve en tant que président. Après m’être entretenu avec lui, les choses sont rentrées dans l’ordre.

Ariel Jacobs prend la place de Daniel Leclercq : quel a été l’impact du changement d’entraîneur sur l’équipe ?
Il y a eu une période d’adaptation et on a tout de suite apprécié son sérieux. Il a mis de côté les problèmes extra-sportifs pour se concentrer sur le championnat. On s’aperçoit que, depuis son arrivée, les performances sont beaucoup plus stables. On ne décolle pas au classement mais on n’est pas largué. On n’a pas ce sentiment de relâchement. On reste présent et on travaille dans le bon sens en espérant que cela porte ses fruits.

Est-ce que la position de relégable de la Louvière vous semble justifiée ?
Le classement reflète assez bien le niveau d’une équipe. Sur une grande série de matchs, les équipes se retrouvent plus ou moins à leur place au classement. On n’est pas extraordinaire au niveau du jeu. On peut prétendre à mieux. Le début de saison a été tellement catastrophique que l’on partait de loin. Il a fallu redonner confiance à l’équipe. Il y a deux groupes dans ce championnat de Belgique : les sept ou huit premières équipes de tête et le reste qui se bat pour le maintien. Ça va rester serré jusqu’à la fin de la saison.

Au sujet des « gros » clubs belges, vous inscrivez deux buts contre Anderlecht cette saison dont un chez eux.
C’est toujours bien de s’illustrer contre ce genre d’équipe sur un plan personnel mais quand ça ne rapporte pas de point au final, ce n’est pas très intéressant. J’aurai préféré ne pas marquer et voir la Louvière ramener des points.

Etes-vous satisfait de votre bilan personnel (pour le moment trois buts en onze matchs) ?
Je suis globalement satisfait parce que, mis à part ces buts, j’ai fait de bons matchs. On n’a pas un jeu qui est très enthousiasmant. Il me faut revenir chercher des ballons au milieu, essayer de créer des brèches… Il nous manque deux ou trois très bons joueurs au milieu du terrain pour faire le jeu. Ça me soulagerait un peu plus et me permettrait de me concentrer sur l’attaque. C’est ce que veut l’entraîneur en tout cas. Personnellement, je suis content de mon bilan après une saison et demie chaotique à Montpellier.

Début novembre, une fracture d’un orteil vous éloigne des terrains pendant deux mois…
Ça m’a coupé dans mon élan dans la mesure où je m’arrête sur un but et une victoire contre St Trond (1 – 0). Sans cela, j’aurai poursuivi sur ma lancée en championnat. Physiquement, je tiens bien le coup. Lors des tests physiques d’avant la trêve, j’ai fini dans les tous premiers ce qui prouve que je suis encore bien présent.

Est-ce que vous suivez les performances de votre ancien club, Montpellier ?
(hésitant) De loin… Je suis le championnat de France donc je constate forcément ce qu’ils font. Je regardais surtout ce que fait Rémy Vercoutre, qui ne joue plus beaucoup maintenant, et Bruno Carotti. Mis à part ces deux joueurs, je ne fais pas attention à Montpellier.

Ce passage à Montpellier n’a pas été une bonne période de votre carrière...
Non, c’est certain. Les déclarations à répétition de Nicollin dans la presse ne font rien pour arranger les choses. Ça commence à m’user. Ses propos répétitifs sur les ex-Nantais m’irritent personnellement. On peut exprimer des choses sur le coup de la déception mais ça fait six mois voire un an que ça dure. Dès qu’il est interviewé, il ne peut s’empêcher de casser les ex-Nantais de Montpellier en nous traitant comme des chiffonniers.

Exemple ?
Je ne vais pas répéter ses mots, tout le monde connaît sa grossièreté. Dans une interview à France Football, il nous traite de « brèles ». Je voudrais lui rappeler que trois ou quatre joueurs dans un groupe, ça ne fait pas une équipe. Surtout que les ex-Nantais n’ont quasiment jamais été alignés tous ensemble (NDLR : Pedros, Loko et Ouédec n’ont pas joué un seul match ensemble à Montpellier). C’est toute une équipe et tout un club qui est descendu en D2. Plein d’erreurs ont été faites dans ce club.


Il a délaissé le club, le centre de formation a perdu une étoile parce qu’il n’était plus assez performant. Il faut arrêter de dire que Montpellier est descendu à cause des Nantais. C’est trop facile. Il est chef d’entreprise. Personne ne lui a mis un couteau sous la gorge pour que l’on signe à Montpellier. Il savait très bien ce qu’il faisait. Qu’il regarde devant le pas de sa porte et qu’il arrête de ressasser le passé. Son équipe fonctionne bien. Qu’il se concentre sur son équipe et qu’il nous lâche un petit peu, nous les ex-Nantais.

Michel Mézy nous confiait au lendemain du départ de Cassard à Troyes qu’il n’y a plus d’escrocs, de brebis galeuses et de pleureuses à Montpellier.
C’est toujours facile de tenir ce genre de propos. J’ai toujours eu de bons rapports avec Mézy, en tout cas en face à face. Par contre, avec Nicollin, je répond maintenant par voie de presse et ce n’est pas trop mon genre. Ses interventions à notre encontre sont trop répétitives. On a l’impression qu’il faut qu’il lâche toute son animosité dans la presse. Je préfèrerais qu’il me le dise droit dans les yeux. Mais ce n’est pas son genre. D’un certain côté, c’est lâche de sa part. Il sait pourquoi je dis tout ça parce qu’à mon tour, je pourrais me lâcher un peu plus. Il sait très bien de quoi je parle…

Pour revenir au plan sportif, quelles sont vos attentes avec la Louvière pour la fin de la saison ?
On a besoin de se stabiliser de gagner deux ou trois places au classement pour se donner de l’air. On a envie d’offrir cela à nos supporters qui sont exemplaires. Je rencontre des personnes qui ont un grand cœur, qui pensent à leur club et à le soutenir en toutes circonstances. J’ai une énorme volonté de sauver la Louvière pour lui rendre le plaisir qu’il m’apporte.

Vous serez en fin de contrat en juin prochain avec une option de prolongation d’une saison. Est-ce que vous y songez déjà ?
J’ai prévu de discuter avec les dirigeants fin mars. Tout dépendra de la situation du club. Ce qui est important aujourd’hui, c’est de maintenir le club en première division.

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